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| L'édito du mois |
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| Editorial Marie-Christine OGHLY |
| Présidente du MEDEF Ile-de-France |
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| Quelles bonnes résolutions pour 2012 ? |
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| Alors que la crise n'en finit plus et que de nombreux indicateurs repassent au rouge, la Présidente du MEDEF Ile-de-France appelle à une vraie politique de réduction des dépenses publiques et place l'emploi et le financement des entreprises au coeur des priorités de son action en 2012. |
Comment se portent les entreprises franciliennes, et quelles perspectives pour 2012 ?
L'année 2011 a bien commencé pour les entreprises franciliennes avec un
premier semestre qui était porteur d'avenir. Mais depuis le début du mois de septembre, nous constatons un ralentissement très net dans la plupart des |
| secteurs. Il ne s'agit pas d'un effondrement comme en |
© Christophe Averty |
| 2008, après la faillite de Lehman Brothers, mais d'unechute régulière des carnets de commande. Les anticipations des chefs d'entreprise en matière d'investissement ou de recrutement s'en suivent : elles s'orientent à la baisse. De plus, le resserrement du crédit aux PME et TPE est net : il concerne de nombreuses entreprises, y compris des entreprises solides financièrement. |
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La rigueur budgétaire, indispensable pour réduire les déficits, ne risque-t-elle pas aussi de repousser les espoirs de reprise ?
Non, le malade ne mourra pas guéri car la diète budgétaire est indispensable au redressement de notre pays. Les déficits sont massifs qu'il s'agisse du déficit budgétaire ou de celui du commerce extérieur. La France vit depuis 20 ans au dessus de ses moyens : nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut inverser la tendance en diminuant vraiment les dépenses publiques. Ça n'est pas le cas aujourd'hui, car les efforts demandés ont surtout consisté à augmenter les prélèvements obligatoires (2 /3 de l'effort des deux plans de rigueur successifs). Avec des dépenses publiques qui représentent 56% du PIB, nous avons encore beaucoup de marges d'économie. La sphère publique ne peut plus continuer à étouffer la production privée. |
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Le Président de la République entend faire converger les économies française et allemande,
est-ce une bonne chose et en avons-nous la capacité ?
C'est effectivement la volonté politique affichée par le président Sarkozy et la chancelière A. Merkel et il s'agit d'une bonne chose. L'Allemagne a su en 10 ans faire évoluer son modèle
économique et social, après avoir réussi sa réunification. L'effort à accomplir est donc plutôt de notre côté et il ne sera pas facile tant l'écart s'est accentué depuis 2000. La convergence
des taux de prélèvements obligatoires me parait particulièrement essentielle notamment en ce qui concerne la fiscalité des entreprises (impôt sur les sociétés, par exemple).
La convergence ne doit pas être uniquement un effet d'annonce : les chefs d'entreprise attendent des actes concrets. |
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Le B20 a appelé à davantage de régulation desmarchés économiques et plus d'équité dans les pratiques commerciales, ce sont là des conditions indispensables à un retour à une croissance durable ?
Le B20 a exprimé sa profonde inquiétude quant à la situation économique mondiale qui s'oriente en 2012 vers la récession. Il est urgent qu'une nouvelle transparence et qu'une meilleure coordination macroéconomique se mettent en place pour contrer ce ralentissement
prévisible. Parmi les mesures à prendre pour atteindre ces objectifs, il est essentiel que le G20 s'attelle à la construction d'un système monétaire international multipolaire et stable. Enfin, le G20 doit faire du commerce et des investissements un élément permanent de son
calendrier pluriannuel et déployer toute son énergie pour atteindre la mise en place rapide d'un accord de facilitation des échanges par l'OMC. Le commerce et les investissements
internationaux ont toujours été et resteront en effet une composante essentielle de la croissance mondiale, n'en déplaise aux concepteurs de la démondialisation. |
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Quel est votre regard sur les décisions du G20 de Cannes, et l'emprise des marchés financiers sur « l'économie réelle », doit-elle être moins forte ?
Beaucoup d'acteurs économiques sont restés sur leur « faim » quant aux résultats du G20 de Cannes. La réunion a été fortement perturbée par les annonces grecques et il a fallu agir dans l'urgence pour éviter un nouvel embrasement des marchés. Dans ce contexte très tendu, les résultats du G20 pouvaient difficilement apparaître comme une grande réussite. Le sommet a néanmoins arrêté un certain nombre d'objectifs qui reprennent ceux du B20. Il s'agit donc d'un sommet positif pour les entreprises. |
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Quels seront les grands axes de l'action du MEDEF Ile-de-France en 2012 ?
En 2012, l'emploi et le financement des entreprises seront au coeur de notre action. Pour l'emploi nous renouvelons nos 2 grands rendez-vous : la bourse de l'emploi des seniors et la
fête de l'Alternance. Ce sont plusieurs milliers de personnes qui l'année dernière ont été accueillies et orientées vers les entreprises. Parallèlement, nous avons signé cette année avec l'Etat une Convention de développement du contrat de professionnalisation : nous allons en 2012 mobiliser notre réseau sur ce sujet. De même, nous participerons activement à la révision du SDRIF qui en l'état actuel ne nous convient pas. Enfin, nous allons poursuivre les regroupements des MEDEF territoriaux dans les départements pour plus d'efficacité et plus de cohérence. |
Marie-Christine Oghly, Présidente du Medef Ile-de-France
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