50 M d’euros de perte par jour pour l’économie francilienne
Depuis des
années, les salariés et les entreprises franciliens sont pris
systématiquement en otages par des grèves à répétition dans les transports
en commun. Quelles que soient les motivations de ces mouvements de
protestation, ils entraînent des perturbations économiques graves :
la perte de chiffre d’affaires pour les entreprises de l’Ile-de-France
peut s’évaluer à
50
M
d’euros par journée de grève. Les dérapages
constatés récemment à
la Gare
Saint-Lazare
ne doivent plus être tolérés.
Faut-il
continuer de subir de telles contraintes ou proposer enfin des solutions
pour garantir un fonctionnement minimum des transports en commun lors des
jours de conflit ?
Le Medef
Ile-de-France souhaite que les parlementaires se prononcent rapidement et
favorablement sur la proposition de loi récemment déposée à l’Assemblée
Nationale relative au renforcement du service
minimum.
Afin de
garantir la liberté de circulation des salariés, condition essentielle du
bon fonctionnement des entreprises, le MEDEF Ile-de-France
propose dans ce cadre :
> de renforcer la législation sur le service minimum entré en vigueur le 1er janvier 2008 en garantissant un vrai service minimum durant les heures de pointe du matin et du soir soit de 7h00 à 10h00 le matin et de 17h00 à 20h00 le soir sur les lignes principales (RER – Métro – SNCF) ;
> que le Syndicat des Transports de l’Ile-de-France modifie ses contrats actuels avec ses prestataires (SNCF et RATP) afin d’obtenir l’application de ce service minimum à hauteur de 70% au lieu de 50% en moyenne actuellement ;
> que l’Etat garantisse l’application de ce service minimum en ayant recours dans un premier temps et si nécessaire à la réquisition des personnels des 2 entreprises concernées, et dans un deuxième temps en mettant fin aux monopoles actuels de la RATP et de la SNCF en Ile-de-France par l’instauration d’une véritable concurrence dans le domaine des transports en commun, comme plusieurs pays européens le pratiquent déjà.
Le MEDEF Ile de
France rappelle que les entreprises franciliennes participent à hauteur de
45% au financement des transports en commun.