L’amélioration des transports en Île-de-France doit rester une priorité…

gouvernementale - Communiqué de presse du 20.05.2014

L’État et la Région viennent d’arrêter les orientations stratégiques sur lesquelles sera fondé le prochain contrat de plan État/Région 2014/2020 de l’Ile-de-France. Les transports figurent parmi les enjeux prioritaires du futur plan, cette thématique incluant à la fois les projets figurant dans le plan régional de mobilisation pour les transports et la réalisation des 170 km du Nouveau Grand Paris.

Des engagements financiers précis avaient été pris par le Gouvernement Fillon à l’issue du débat public sur le Grand Paris. Aux termes d’un protocole signé le 26 janvier 2011, l’État et la Région s’engageaient à financer sur 15 ans un investissement consolidé estimé à 32,4 MM€1. L’État promettait d’apporter 10,8 MM€ sous des formes diverses dont 4 MM€ de dotation en capital à la Société du Grand Paris maître d’ouvrage du nouveau réseau. La Région, de son côté, s’engageait à apporter 11,2 MM€. Le solde à financer devait provenir de ressources fiscales nouvelles (augmentation de la taxe pour création de bureaux et de la redevance sur les bureaux existants, augmentation du produit du versement transport par révision des zonages et modulation de la TIPP).

Au printemps 2013, le Gouvernement Ayrault a confirmé le projet du Grand Paris rebaptisé Nouveau Grand Paris et en juillet 2013 un protocole a été conclu avec la Région pour sécuriser le financement des projets du plan régional de mobilisation (6 MM€) sur la période 2013/2017.

Rapidement mise en place, la Société du Grand Paris a finalisé les études techniques, conduit les procédures nécessaires et démarré ses premiers travaux. La Région et l’État ont poursuivi activement l’exécution du plan régional de mobilisation pour les transports (CPER 2007/2013 exécuté à 108% pour le volet transports). Les entreprises franciliennes ont versé leur quote-part, leurs prélèvements ayant augmenté globalement de l’ordre de 700 M€ en 3 ans.

À l’heure où s’engagent les négociations pour le prochain Contrat de Plan État/Région 2014/2020 et où l’État a clairement fait savoir que ses concours financiers aux collectivités territoriales baisseraient dans les prochaines années, des interrogations, sinon des inquiétudes, apparaissent sur la pérennité du plan de transports engagé en 2011 et confirmé en 2013 avec le plein accord des acteurs publics et privés, nationaux et franciliens.

Si, en fonction des moyens financiers mobilisables, des choix sont à faire parmi les investissements à réaliser en Ile-de-France au cours des prochaines années, les entreprises franciliennes ne comprendraient pas qu’ils s’opèrent au détriment des transports urbains qui restent prioritaires. Dans ce volet, si les très (trop ?) nombreux projets inscrits au plan régional de mobilisation pour les transports doivent être poursuivis dans toute la mesure du possible, leur réalisation ne doit pas, pour autant, se faire au détriment du Nouveau Grand Paris, projet structurant majeur pour l’aménagement et le développement du cœur de l’Ile-de-France. Il est essentiel que la Société du Grand Paris puisse continuer à disposer des moyens financiers qui lui permettront de réaliser le Grand Paris dans les délais initialement prévus (mise en service de la totalité de l’infrastructure en 2025). La desserte des deux aéroports internationaux (Roissy et Orly) et des pôles majeurs de développement (Défense, Saclay, Val de Bièvre…) ainsi que le désenclavement de l’Est parisien constituent des priorités absolues.

 

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