Le nouveau rendez-vous pour son avenir professionnel

Employeurs, organismes de formation, pôle emploi, état, région… En matière de formation professionnelle et d’apprentissage, les acteurs sont nombreux et la réforme qui prend place, redistribue les cartes. pour s’y retrouver, le MEDEF ÎLE-DE-FRANCE a imaginé la fête des métiers et de l’orientation.

La loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel vient modifier profondément l’architecture de la formation. Son article 18 redonne toute sa place à l’échelon régional en matière d’orientation, à commencer par l’information sur les métiers et les formations, en direction des élèves et de leurs familles, des apprentis comme des étudiants.

Une nouvelle donne qui a conduit le MEDEF Île-de-France à revoir la copie du salon de l’alternance qu’il organise depuis 8 ans, en élargissant sa finalité. L’objectif affiché par ses concepteurs est de créer un grand salon de l’orientation innovant. «Les jeunes, les familles, les enseignants méconnaissent trop souvent les différents secteurs économiques et les métiers porteurs d’emploi. C’est notre responsabilité de leur permettre de les découvrir de manière concrète et participative», souligne Daniel Weizmann, Président du MEDEF Île-de-France.

Les grands acteurs institutionnels de l’emploi et de la formation de notre région seront associés à la réussite de ce salon, comme la Région Île-de-France, la CCI Paris Îlede-France, Pôle emploi, l’Education nationale, l’Agefiph.

Une approche concrète des métiers

Une nouvelle conception qui a pour but :

  • de mieux éclairer les démarches d’orientation ou de réorientation professionnelle ;
  • de valoriser les métiers et les branches professionnelles, grâce à un découpage en grandes familles professionnelles (bâtiment, commerce, industrie, transports…);
  • de faire reconnaitre l’apprentissage et l’alternance comme des voies royales d’insertion dans l’emploi.

Des démonstrations, des rencontres avec des apprentis et des professionnels, permettront aux publics visés (collégiens, lycéens, étudiants et leurs familles) de se faire une représentation concrète des métiers, grâce à des initiations pratiques et des simulations en réalité virtuelle, qui les plongeront dans l’univers du métier choisi.

Un paysage de la formation en pleine évolution

Chacun d’entre nous a le droit à la formation tout au long de sa vie professionnelle, qu’il occupe un emploi ou non.

Le plan de formation a laissé place au 1er janvier 2019 au plan de développement des compétences. Y sont distinguées les formations obligatoires ou nécessaires à la tenue du poste, à organiser sur le temps travail, des autres formations, réalisables en tout ou partie en dehors du temps de travail dans certaines conditions (30 heures par an et par salarié, hors accord d’entreprise ou de branche fixant une autre limite).

Il est obligatoire pour chaque entreprise de contribuer au financement de la formation professionnelle. Elle le fait annuellement à un taux fixe qui varie en fonction de son effectif, de 0,55% pour les entreprises comptant moins de dix salariés, à 1% pour les autres.

Elles agissent principalement en la matière au travers des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation, qui font intervenir des organismes de formation publics (Afpa, Cnam, GRETA, Départements de formation continue des universités) ou privés (CFA, qu’elles peuvent désormais créer pour leurs propres besoins, écoles) qui trustent 80% de la formation.

Dans son rôle d’accompagnateur, Pôle emploi a pour mission de favoriser la réinsertion professionnelle, qui peut passer par une formation, avec des résultats très encourageants puisque 6 demandeurs d’emploi sur 10 trouvent un poste dans les six mois qui suivent leur formation.

Enfin, la Région intervient au travers de toute une série d’aides et de dispositifs, comme l’aide individuelle de retour vers l’emploi (AIRE) ou la prime régionale aux employeurs d’apprentis, et 76 missions locales. Dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) lancé par le gouvernement, la Région s’est engagée à financer plus de 32 000 places de formation supplémentaires.

Un quasi doublement de l’effort régional qui va permettre à plus de 70 000 Franciliens de bénéficier d’un accompagnement pour un retour à l’emploi. En matière d’apprentissage, elle s’est fixé un objectif de 100 000 apprentis. Ils étaient 90 000 inscrits à la rentrée 2018 – 2019 (+4,7%).

« le mécénat pousse également l’entreprise à exercer son métier de manière plus respectueuse de son écosystème »

Une nouvelle gouvernance

Depuis le 1er janvier 2019 et jusqu’au 31 mars, l’ensemble des Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA), sont agréés à titre provisoire en qualité d’opérateur de compétences (OPCO) sur le même périmètre.

L’agrément définitif sur les nouveaux champs de compétences entrera en vigueur au 1er avril 2019. La mission de ces OPCO : financer les dispositifs d’alternance, apporter un appui technique aux branches pour la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), accompagner les TPE et PME dans la définition de leurs besoins.

Une nouvelle instance nationale de régulation intitulée France Compétences est notamment chargée de réguler la qualité de l’offre de formation et d’évaluer les politiques de formation et apprentissage.




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