Pour une Europe plus efficace et plus équitable

À l’occasion des prochaines élections européennes, le MEDEF fait entendre la voix des entrepreneurs pour montrer, au travers d’une campagne de sensibilisation «merci l’Europe!», le visage d’une Europe qui protège et inspire. Un rappel salutaire face à la montée des populismes et de la défiance à l’égard de la construction européenne

En ces temps de morosité européenne, il s’agit de parler simplement et concrètement de l’Europe, en rappelant quelques vérités sur son apport dans notre vie quotidienne et la réussite de nos entreprises à l’international.

L’Europe est un formidable espace de liberté et de prospérité sans équivalent dans le monde. L’économie européenne a retrouvé aujourd’hui la croissance et atteint un niveau d’activité qui n’a jamais été aussi haut depuis dix ans.

Le marché unique, l’euro et la politique commerciale commune ont permis à nos entreprises de grandir et de créer des emplois. Et ce qui n’a pas de prix, l’Europe a assuré une période de paix et de sécurité sans précédent dans l’histoire.

Mais on voit bien que cette construction européenne est fragilisée par la difficulté des politiques à apporter collectivement une réponse efficace aux préoccupations quotidiennes des Européens sur la sécurité, l’emploi, le pouvoir d’achat, la lutte contre les inégalités, l’équilibre de nos territoires.

Si en 2018, quatre pays européens figurent encore parmi les dix plus grandes puissances économiques du monde (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie), en 2050, ce classement sera dominé par la Chine, Ies États-Unis, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil.

Seule l’Europe unie pourra tenir son rang face à ces économies-continents. Pour le MEDEF, l’Europe, patrie des inventeurs et des créateurs, doit rester acteur de la grande transformation du monde pour ne pas la subir. Il avance un certain nombre de propositions en ce sens.

Pour une Europe forte dans un monde en mouvement

Il ne sera possible de répondre à la demande des citoyens en faveur d’une Europe qui protège pour combattre les inégalités et pour garantir notre souveraineté qu’en bâtissant une économie compétitive et durable.

Cela passe avant tout par une ambition industrielle portée par les révolutions technologiques et écologiques en cours. Pour le MEDEF, l’Europe doit se positionner en leader de la révolution numérique et du développement de l’intelligence artificielle en accélérant ses efforts en matière de formation, en intensifiant l’harmonisation des règles, en mobilisant les financements publics et privés. La transition énergétique et la lutte contre le changement climatique doivent constituer une opportunité pour réindustrialiser l’Europe.

L’Europe doit assurer la cohésion et lutter contre les inégalités, en intensifiant ses programmes de formation et d’apprentissage pour former une main d’œuvre aux compétences adaptées aux besoins des entreprises et aux évolutions du marché et en déployant des politiques d’aménagement et de développement économique qui favorisent un meilleur équilibre des territoires.

L’Europe doit se donner les moyens de son indépendance pour protéger ses citoyens : par la construction d’une défense européenne, par un accès aux ressources indispensable à la sécurité de son approvisionnement, par une gestion collective de ses frontières, par un renforcement du rôle international de l’euro, une meilleure prise en compte des normes européennes dans la standardisation internationale et une intégration des valeurs européennes dans le commerce mondial.

La crise provoquée par le Brexit incite le MEDEF à demander une évolution des règles régissant le modèle européen, qui soient mieux adaptées à un monde en perpétuelle évolution et assurent une plus forte attractivité du marché européen et une meilleure fluidité des échanges au sein du marché intérieur.

Cela suppose de légiférer plus efficacement en impliquant les acteurs pouvant apporter une expertise, d’achever l’harmonisation des règles et de leur interprétation, d’assurer la stabilité de la zone euro et l’équité des règles du jeu avec nos concurrents en Europe et dans le monde.

L’Europe n’est pas responsable de tout.

Contrairement à ce que peuvent prétendre les populistes, l’Europe n’est pas responsable de tous les maux et de toutes les crises que connaît notre pays. Elle n’en a ni les compétences juridiques ni la capacité politique, que ce soit en matière fiscale, de protection sociale ou de pouvoir d’achat et les débats qui traversent notre pays nous rappellent que chaque État demeure comptable de sa propre gestion interne.

«La voix de la France sera d’autant plus forte dans l’Union que nous aurons accompli, comme l’ont fait tous nos partenaires, au nord et au sud de l’Europe, les efforts de modernisation indispensables pour assurer, dans le respect de la justice sociale, le retour à l’équilibre de nos finances publiques», rappelle Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF.

L’organisation patronale a décidé de placer l’enjeu européen au cœur de sa raison d’être, en organisant dans chacun des territoires, une vaste campagne de réflexion et d’échanges, des rencontres avec les responsables politiques français et les candidats, des événements régionaux tout au long de la campagne.





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