Choose France : Le président Macron reçoit les grands patrons étrangers à Versailles

Article paru dans #MagCAPIDF, mars 2020

CHOOSE FRANCE – On aurait aussi pu dire CHOISIR LA FRANCE et tout le monde aurait comprisétait une sorte de slogan qui est devenu un succès de prestige économique, financier. C’est l’un des rendez-vous marquants de la « strart-up nation » que le président Macron appelle de ses vœux.

En choisissant le château de Versailles, la France conjugue son glorieux passé avec sa volonté de rester une « puissance monde ». La République se sent à l’aise dans les fastes du château royal et les plus grands dirigeants du monde financier et économique ont le sentiment dans ce palais royal d’être les Louis XIV du monde moderne.

Plus de 200 dirigeants d’entreprise, et parmi les plus grandes, se sont retrouvés à Versailles. Plus de 400 rencontres bilatérales sont donc organisées depuis 2018 à l’orée du Forum économique de Davos.

Outre le président et le Premier ministre, une vingtaine de membres du gouvernement ont accueilli les dirigeants de grands groupes américains : Coca-Cola, Fedex, Google, Netflix ; asiatiques : Hyundai Motors, Samsung Electronics, Fosun, Toyota ; africains : Cooper Pharma, Orascom, et européens.

En dehors de l’attrait de Versailles, quelles sont les conditions pour que ces rencontres soient un succès ?

Un mot le conditionne : l’attractivité.

La France demeure la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe, légèrement derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni que les incertitudes du Brexit relèguent à la troisième place.

Correspondante d’une revue américaine, je relève que les investisseurs américains ont constaté que l’attractivité de la France a progressé du 22e au 15e rang du classement publié par WEF.

Malgré une activité sociale chaotique : gilets jaunes en 2019, mobilisation contre la réforme des retraites qui atteint son 48e jour en 2020, les investisseurs étrangers ne se sont pas détournés de la France. Ses infrastructures, la qualité de sa main-d’œuvre, l’assouplissement des règles en matière de droit du travail, la baisse de la fiscalité pour les entreprises, la suppression de l’ISF, des simplifications administratives ont séduit et rassuré les grands groupes mondiaux. S’ajoutent la qualité de la vie en France, la richesse culturelle du pays et des universités et grandes écoles de niveau international.

La France ce n’est plus simplement 360 fromages et le Lido, mais une nation industrielle moderne qui a des groupes de taille mondiale, notamment dans l’aéronautique, le BTP, l’industrie cosmétique, le luxe, les assurances et les banques.

En même temps, la France veut améliorer les conditions d’accueil et de développement des start-up avec une fiscalité attractive et l’exonération de certaines charges patronales.

Il faut également noter que le crédit impôt-recherche dont peuvent bénéficier les entreprises est un outil extrêmement apprécié et favorise l’innovation et la prospective.

Un pays gagne par sa capacité à former les hommes à découvrir les techniques du futur et être à l’écoute permanente de l’avenir.

La France n’est pas un pays de cocagne certes, mais elle doit faire une synthèse, ouverte au monde, mais soucieuse de sa spécificité, pour rester à la fois un pays fidèle à son histoire et engagé dans l’aventure moderne.

De plus, elle doit être le pays leader dans la défense de l’Europe. C’est un autre sujet…

« La France demeure la deuxième destination pour les investisseurs étrangers en Europe, légèrement derrière l’Allemagne et devant le Royaume-Uni »

À l’issue de ce troisième rendez-vous, CHOOSE FRANCE –CHOISIR LA FRANCE, des contrats importants ont été signés, notamment la construction de deux paquebots géants de 6 700 passagers à Saint-Nazaire par l’armateur MSC (14 millions d’heures de travail correspondant à 2 300 emplois pendant deux ans et demi.) Soucieux de l’environnement, MSC prévoit dans l’accord le développement d’un nouveau prototype  de paquebots propulsés pour partie à la voile et intégrant les meilleures innovations en matière de lutte contre la pollution. Je citerai, entre autres, Toyota qui  annonce la production d’un deuxième véhicule. Cela représente 100 millions d’euros d’investissement et fera passer le site de Valenciennes qui produit déjà la Yaris de 3 300 à 4 500 emplois. Cola- Cola a un projet d’investissement d’un milliard d’euros sur cinq ans.  Le suédois Ericsson ouvre un centre de développement de logiciels  5G. AstraZeneca a annoncé un investissement de plus de  450 millions d’euros, dont  200 millions d’euros  pour son site de  Dunkerque, spécialisé dans la production de produits aérosols pour le traitement de l’asthme. Netflix  ouvre un nouveau siège en France, MasterCard annonce la signature de son « Digital Country Partnership » avec le gouvernement français et Fedex, l’inauguration d’un site en France avec un bâtiment de tri automatique. Le laboratoire Biogen, pilier des biotechnologies et de la recherche de maladies neurodégénératives graves, augmente ses investissements . AUGUSTUS US, spécialiste de l’intelligence artificielle, ouvre un centre de recherche en France. Cette énumération qui n’est pas exhaustive confirme bien l’attractivité de la France et le slogan CHOOSE FRANCE.

En conclusion de ces brèves réflexions à l’emporte-pièce, la réussite de ce sommet industriel, financier, scientifique, technologique, en pleine grève n’atteint pas le prestige de ce pays paradoxal,  parfois critiqué et le plus souvent admiré.

Le château de Versailles, ses ors, ses fastes, la fascination mondiale qu’il exerce ont replacé la France au cœur du monde moderne et du futur.

Par Liliane-Carol Benoit

Chief european correspondent Lifestyles magazine US

En collaboration avec l’Association de la Presse Étrangère (APE)

 

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