Le management de transition dynamise les ETI

Article paru dans #MagCAPIDF, août 2020

Le management de transition n’est pas réservé qu’aux grands groupes. Les 5 800 entreprises de taille intermédiaire françaises qui investissent et se développent peuvent aussi bénéficier de la compétence supplémentaire propre à les dynamiser, d’un manager de transition, comme nous l’explique Patrick Abadie, Président de Delville Management.

« Nous nous adressons en priorité aux entreprises réalisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Environ 80 % de nos missions sont réalisées dans des ETI ou des filiales de grands groupes dont le chiffre d’affaires est compris entre 100 millions et un milliard d’euros. »

La structure de l’industrie allemande, avec son « Mittelstand » fort, a beaucoup été louée. En France, le nombre de ces entreprises de taille intermédiaire est moins important mais il ne faut pas minimiser leur rôle. 3,2 millions de personnes travaillent dans les 5 800 ETI françaises*. Leur dynamisme, porté par leurs investissements (un quart des dépenses de recherche de l’ensemble des entreprises françaises), se traduit par des créations d’emploi, 156 000 en 2016.

Selon un rapport de l’Institut Montaigne et du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire) publié en janvier 2018, trois ETI sur quatre travaillent avec l’étranger et elles représentent le tiers des exportations françaises. Leur taille et la structure de leur actionnariat les rendent agiles et dynamiques : 64 % d’entre elles ont un capital détenu par des personnes physiques et 45 % sont familiales. Cette particularité les encourage à dépasser la seule rentabilité à court terme.

Côté management, « Les ETI sont des structures moins « formatées » que les grands groupes et permettent ainsi d’accorder plus rapidement une autonomie et des responsabilités managériales », insistent les auteurs du rapport.

Le manager de transition a donc un impact plus fort sur une ETI, car les process y sont moins cadenassés que dans une grande entreprise. Il a un vrai rôle à jouer dans l’évolution de l’entreprise, il peut changer positivement le cours d’un projet. « Il apporte ses expériences précédentes et regarde l’entreprise avec un œil neuf. S’il y a un endroit où l’on peut lancer un projet de transformation, sans être gêné par des aspects de politique interne de l’entreprise, c’est bien dans une ETI », souligne Patrick Abadie.

« Il a un vrai rôle à jouer dans l’évolution de l’entreprise, il peut changer positivement le cours d’un projet »

Deux tiers des ETI sont exportatrices, pourtant seul un petit nombre d’entre elles font appel au management de transition pour ouvrir et développer un bureau ou une filiale à l’étranger et s’attacher les services de managers binationaux, aptes à développer leur rayonnement international.

(*) Entreprises de 250 à 5 000 salariés avec un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros.

 

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