À Enghien, le Groupe Barrière reprend le fil de sa belle histoire

Article paru dans #MagCAPIDF, août 2020

Après une mise en sommeil lors de la crise sanitaire, ce fleuron du groupe Barrière et son célèbre casino, ouvre un nouveau chapitre dont le symbole sera la reconstruction du Grand Hôtel.

Emblématiques de la ville, les eaux calmes du lac et la jetée promenade bordée de platanes centenaires, retrouvent peu à peu leur animation habituelle. À seulement 15 minutes de Paris, le dépaysement est total. C’est là, sur ces rives un peu hors du temps, qu’un véritable Resort s’est développé ces dernières années, regroupant casino, théâtre, centre d’affaires, spa, thermes, hôtels, restaurants, sachant allier convivialité et qualité du service, atmosphère feutrée et richesse des animations, qui en font un lieu prisé des entreprises pour l’organisation de leurs événementiels.

Le premier casino de France

Son pouvoir d’attraction ne se dément pas. Son offre de jeux est unique en Île-de-France, avec 500 machines à sous, 40 tables de jeux et 170 postes de jeux électroniques. Pour se restaurer, les joueurs ont le choix entre Le Pearl’s aux machines à sous et le Baccara aux jeux de table. L’établissement héberge un somptueux théâtre à l’italienne de 650 places avec une programmation artistique de plus de 60 spectacles par an. À la belle saison (fin juin) les soirées du Lac sont rythmées par les accords du Barrière Enghien Jazz Festival, l’un des plus réputés en France. Par sa situation privilégiée sur le marché des casinos, il s’est imposé comme le premier du groupe et le plus important de France avec un chiffre d’affaires de près de 162 M€ en 2019, pour un produit brut des jeux dans les 202 casinos français de 2,5 milliards d’euros. À lui seul, il emploie 460 collaborateurs sur les 650 du Resort. Une formidable réussite, un lieu de vie et de convivialité, apprécié de sa clientèle, qui s’est brusquement assoupi avec la crise du COVID-19 et ses mesures de confinement.

« Cette situation encourage finalement 2 éléments forts de notre ADN : l’écoute et la créativité »

La parenthèse de la crise sanitaire

« Nous avons été violemment frappé par cette crise », nous indique Jean-François Planteblat, Directeur Général du Pôle Hôtelier Barrière d’Enghien-les-Bains. « Toutes nos activités étant mises à l’arrêt nous n’avons enregistré aucun chiffre d’affaires durant toute cette période, qui pour nous s’est poursuivie bien au-delà du confinement, puisque la restauration n’a pu rouvrir que le 18 juin et le casino le 21 juin ». Quant aux hôtels, ils n’ont pas pu retrouver une clientèle suffisante pour la période estivale et n’ont accueilli leurs premiers clients que fin août. « Notre centre de soins et de remise en forme le “SPA Diane Barrière”, est lui aussi impacté dans sa fréquentation par les restrictions gouvernementales », ajoute-t-il. Pour répondre aux enjeux sanitaires tout en préservant l’emploi, les personnels ont été mis au chômage partiel et le groupe est resté à l’écoute de toutes les propositions gouvernementales pour que cette période soit la moins douloureuse possible. Une parenthèse qui marquera de son empreinte les comportements de la clientèle qu’elle soit particulière ou professionnelle, obligeant à réinventer de nouveaux codes et à restaurer la confiance, et influencera la façon de manager les équipes.

Les clés du rebond

« Cette situation encourage finalement 2 éléments forts de notre ADN : l’écoute et la créativité au plus près des attentes clients, des collaborateurs et des partenaires », souligne Jean-François Planteblat. « Nous avons besoin d’évoluer avec plus de légèreté et de souplesse. Nous devons favoriser l’empathie et la prise en compte de nouvelles solidarités et ce à 360° : management, politique d’achat, relation client ». Le confinement a montré toute l’importance du digital dans cette épreuve. « Le télétravail a notamment permis “de garder le phare allumé” et à nos collaborateurs de ne jamais perdre le lien social ». De nouveaux services digitaux ont fait leur apparition pour limiter les contacts : paiement sans contact, carte disponible par QR code… Depuis les réouvertures, au-delà du strict respect des ordonnances gouvernementales, Jean-François Planteblat constate la mobilisation de chacun des collaborateurs du Groupe, pour mettre à contribution son expertise métier et implémenter de nouveaux protocoles de sécurité sanitaire supervisés par un référent : respect strict des gestes protecteurs et de la distanciation physique, port du masque obligatoire pour les collaborateurs comme pour les clients, réaménagement des espaces et désinfection régulière. « L’appropriation de ces nouveaux paradigmes nous permettra plus de sérénité pour rebondir et terminer l’exercice avec succès ».

« Le casino Barrière d’Enghien-les-Bains c’est 162 M€ de recettes en 2019 »

Une nouvelle page de son histoire

Si peu à peu chacun reprend ses marques, l’événementiel ou MICE (conventions, lancements de produits, événements de prestige) qui représente plus de 50 % de la destination hôtelière du Resort, peine à redémarrer. Pendant la crise sanitaire, il a fallu dans un premier temps gérer la totalité des désistements, tout en assurant la fidélisation de cette clientèle. « Les perspectives ne sont pas à ce jour rassurantes, nos projections sont incertaines sur ce segment à la vue de toutes les interrogations qui pèsent encore sur la reprise économique et l’éventuelle gestion d’un retour de la pandémie », nous confie Jean-François Planteblat. Mais le Directeur Général est un battant. « Ne jamais arrêter d’avancer », telle pourrait être sa devise. Dans ses cartons, deux projets imminents : la rénovation complète de l’Hôtel du Lac et la reconstruction du Grand Hôtel. « Une belle opportunité de séduction dans un Resort si proche de Paris… entre élégance et décontraction ».

 

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