Sobriété énergétique : les écogestes

FICHE PRATIQUE

Voici quelques conseils pratiques qui vous aideront à réduire rapidement votre consommation de 10 %.

Un diagnostic pour initier votre démarche

Un état des lieux de vos consommations énergétiques et de vos usages permet d’identifier des pistes d’amélioration adaptées à votre entreprise. Ce diagnostic vous permet d’élaborer un plan d’actions et d’initier une démarche de sobriété énergétique à la hauteur des enjeux.

  • Pour les PME de 20 à 250 salariés, l’ADEME propose le Diag Éco-Flux en partenariat avec Bpifrance : un accompagnement pour la réduction des consommations d’énergie, d’eau et de matières et la réduction des déchets.
  • Toutes les entreprises peuvent être accompagnées pour un diagnostic personnalisé, une visite énergie, un diagnostic « TPE gagnantes sur tous les coûts » réalisés par les CCI ou les CMA. Ces chambres peuvent être contactées via le site gouvernemental «  Places des entreprises  » (rubrique environnement/énergie).
  • Le petit tertiaire privé (< 1 000 m2) bénéficie de conseils gratuits via le dispositif SARE.
  • Le dispositif CEE Baisse les watts porté par la Poste, accompagne les TPE-PME dans la maîtrise de la consommation d’énergie liée à leurs activités.

Des premiers gestes simples et immédiats

En parallèle de ce diagnostic, les entreprises peuvent mettre en œuvre des actions simples et concrètes. Rapides et sans investissements importants, elles permettront une réduction immédiate de vos consommations et dépenses énergétiques.

Éclairage

  • Éteindre l’éclairage intérieur des bâtiments lors des périodes de fermeture.
  • Réduire l’éclairage extérieur des bâtiments, notamment publicitaire (et l’éteindre au plus tard à 1h du matin conformément à la réglementation).
  • Améliorer l’efficacité de l’éclairage en déployant des LED ou des éclairages basse consommation, ainsi qu’une gestion en fonction de la présence.

Numérique

  • Réduire la consommation des appareils informatiques : paramétrer la veille des ordinateurs, éteindre complètement les écrans la nuit, mettre en place une gestion optimisée du fonctionnement des serveurs informatiques….
  • Limiter le nombre d’équipements électriques et éviter leur surdimensionnement (nombre et taille d’écrans, puissance du matériel informatique par rapport au besoin…).
  • Optimiser les usages : moins de consommation de vidéos, optimisation par l’écoconception des codes des applications et sites Web.
  • Réduire ou arrêter les systèmes audiovisuels non indispensables, tels que les projecteurs ou écrans des halls d’accueil ou des cafétérias.
  • Augmenter la température des salles de serveur, mettre en œuvre des systèmes de refroidissement passifs (free cooling), viser des PUE (Power Usage Effectiveness) performants.
  • Récupérer l’énergie fatale produite par les serveurs (pour le préchauffage de l’eau par exemple).

Chauffage / Climatisation

  • Fermer les portes pour éviter la déperdition ou l’apport de chaleur.
  • Adapter la température par la programmation des équipements :
    • L’hiver, 19 °C pour les pièces occupées, 16 °C hors période d’occupation, 8 °C si les lieux sont inoccupés plus de deux jours.
    • L’été, ouvrez les fenêtres le matin quand l’air est plus frais, refermez dès qu’il devient plus chaud en occultant les fenêtres, réglez la climatisation en respectant un écart de 6 °C max avec la température extérieure. Si la température est inférieure à 26 °C, éteignez la climatisation.
  • Faire entretenir sa pompe à chaleur ou sa climatisation réversible, en plus de l’inspection quinquennale obligatoire. Faire vérifier le bon fonctionnement général des systèmes de chauffage, notamment le bon réglage des pompes de circulation pour le chauffage à eau chaude.
  • Installer des portes sur les meubles frigorifiques des commerces alimentaires.

Implication des salariés

  • Sensibiliser les salariés aux coûts du gaspillage et aux enjeux de l’efficacité énergétique.
  • Établir des bonnes pratiques pour éteindre les équipements non utilisés en fin d’utilisation journalière ou le week-end.
  • Mettre en place du télétravail, lorsque c’est possible, peut permettre de contribuer à la réduction des consommations de carburant ou de chauffage.
  • Inciter les salariés à réduire l’impact environnemental de leur déplacement via le forfait mobilité durable en incitant au covoiturage, aux mobilités actives ou aux transports en commun.
  • Relayer les alertes relatives aux périodes de tension sur le réseau pour que les salariés soient plus vigilants sur les écogestes. Les alertes peuvent être reçues en s’inscrivant sur le site Ecowatt de RTE.

Process techniques et utilités

  • Optimiser l’utilisation des appareils fonctionnant à l’air comprimé : rechercher et colmater les fuites régulièrement, arrêter les compresseurs en période d’inactivité, nettoyer ou changer les filtres d’entrée d’air, diminuer la pression des soufflettes à 2 bars, assurer une aspiration d’air d’entrée le plus frais possible.
  • Dans l’industrie, optimiser l’utilisation des fours, séchoirs, ventilation, traitement thermique : optimiser les débits et les températures de consignes, optimiser les cycles pour minimiser les remises en température, diminuer si possible la pression du réseau vapeur ou du débit d’air, vérifier régulièrement l’état des calorifuges et intégrer le personnel dans la recherche et la signalisation de fuites…

 

💡 Construire son plan de sobriété

L’ADEME met à votre disposition des outils et des guides pour vous accompagner dans la mise en œuvre de votre démarche de sobriété sur de nombreux postes de consommation d’énergie.

Pour en savoir plus :

👉 À LIRE : « Sobriété énergétique partie pour durer »

 

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